Marché Vernaison
136. avenue Michelet

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erceau historique des Puces de Paris Saint-Ouen, le premier marché organisé est né en 1920. A cette époque, Romain Vernaison, concessionnaire de droit de stationnement aux Halles de Paris, puis loueur de chaises des jardins publics parisiens, et propriétaire d’un terrain à Saint-Ouen, installe des baraques en bois préfabriquées sur ce morceau de zone appelé lieu dit « les 26 arpents ». L’esprit village de ce marché attira des brocanteurs, des soldeurs et particulièrement des marchands de meubles de style. Le succès est immédiat. Progressivement et jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, ces installations seront remplacées par des stands plus adaptés. Avec ses 9 000 m2 et plus de 300 stands, Vernaison est et restera le marché référence, le témoin et l’empreinte originale de la naissance d’un succès. « Le Marché aux Puces de Paris Saint-Ouen » est né ici.
   
Et si Vernaison s’est senti un temps menacé par l’émergence des
nouveaux marchés, plus cossus,
qui par comparaison faisaient
ressortir la vétusté et l’anarchie
de ses installations.
Aujourd’hui, il correspond toute fois
à ce que les visiteurs aiment le plus,
l’Authenticité du lieu. Il reste considéré pour certains comme le moins cher. Les marchands y ont des loyers nettement inférieurs à ceux pratiqués aux alentours ce
qui leur permet d’être également présents sur les nombreux déballages ou foires « style Chatou » et de rester de véritables brocanteurs. On y vend encore avant tout aux particuliers, sans renoncer aux professionnels, ce qui fait que ce marché est accueillant et attractif et que la mode, et les tendances ne les intéressent pas.
C’est sûrement le meilleurs moyen de ne jamais être démodé. Depuis quelques années, Vernaison a changé
de statuts indivis au temps où il appartenait à des promoteurs immobiliers, il est maintenant partagé en multi copropriété, d’où une motivation un peu plus grande des professionnels de ce marché car ils en sont devenus les heureux propriétaires. L’intérêt foncier a rejoint l’intérêt commercial et la qualité de Vernaison est revue
à la hausse.

 
On continue d’y trouver de tout, du plus modeste jusqu’au vraiment beau, le plus souvent d’origine, à restaurer mais obligatoirement. Vernaison c’est un peu la campagne à la ville, le paradis du bric à brac. On ne rougit pas de n’âtre qu'un simple petit chineur. Ici les marchands vous accueillent toujours à bras ouverts. On se perd dans ce véritable labyrinthe de venelles, certaines couvertes, d’autres à ciel ouvert, finissant
 
parfois en cul de sac. La vigne vierge y est présente et décore merveilleusement ces petites baraques. Incontournable par son ambiance, le restaurant « chez Louisette » vous permettra d’écouter les chansons
populaires d’après-guerre.