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erceau historique des Puces de Paris Saint-Ouen, le premier
marché organisé est né en 1920. A cette
époque, Romain Vernaison, concessionnaire de droit de
stationnement aux Halles de Paris, puis loueur de chaises des
jardins publics parisiens, et propriétaire dun
terrain à Saint-Ouen, installe des baraques en bois préfabriquées
sur ce morceau de zone appelé lieu dit « les 26
arpents ». Lesprit village de ce marché attira
des brocanteurs, des soldeurs et particulièrement des
marchands de meubles de style. Le succès est immédiat.
Progressivement et jusquà la fin de la seconde
guerre mondiale, ces installations seront remplacées
par des stands plus adaptés. Avec ses 9 000 m2 et plus
de 300 stands, Vernaison est et restera le marché référence,
le témoin et lempreinte originale de la naissance
dun succès. « Le Marché aux Puces
de Paris Saint-Ouen » est né ici.
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Et si Vernaison sest
senti un temps menacé par lémergence des
nouveaux marchés, plus cossus,
qui par comparaison faisaient
ressortir la vétusté et lanarchie
de ses installations.
Aujourdhui, il correspond toute fois
à ce que les visiteurs aiment le plus,
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lAuthenticité
du lieu. Il reste considéré pour certains comme le moins
cher. Les marchands y ont des loyers nettement inférieurs à
ceux pratiqués aux alentours ce
qui leur permet dêtre également présents
sur les nombreux déballages ou foires « style Chatou
» et de rester de véritables brocanteurs. On y vend encore
avant tout aux particuliers, sans renoncer aux professionnels, ce
qui fait que ce marché est accueillant et attractif et que
la mode, et les tendances ne les intéressent pas.
Cest sûrement le meilleurs moyen de ne jamais être
démodé. Depuis quelques années, Vernaison a changé
de statuts indivis au temps où il appartenait à des
promoteurs immobiliers, il est maintenant partagé en multi
copropriété, doù une motivation un peu
plus grande des professionnels de ce marché car ils en sont
devenus les heureux propriétaires. Lintérêt
foncier a rejoint lintérêt commercial et la qualité
de Vernaison est revue
à la hausse.
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On continue dy
trouver de tout, du plus modeste jusquau vraiment beau, le plus
souvent dorigine, à restaurer mais obligatoirement. Vernaison
cest un peu la campagne à la ville, le paradis du bric
à brac. On ne rougit pas de nâtre qu'un simple
petit chineur. Ici les marchands vous accueillent toujours à
bras ouverts. On se perd dans ce véritable labyrinthe de venelles,
certaines couvertes, dautres à ciel ouvert, finissant
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parfois en cul de
sac. La vigne vierge y est présente et décore merveilleusement
ces petites baraques. Incontournable par son ambiance, le restaurant
« chez Louisette » vous permettra découter
les chansons
populaires daprès-guerre.
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