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On
situe entre 1880 et 1890, le
début dun marché à la ferraille
régulier qui réunit le dimanche
pas moins de 130 marchands.
Mais cest lannée 1885 qui
marque la naissance officielle
du marché aux Puces. La ville de
Saint Ouen se mobilise pour
assainir et sécuriser le quartier.
Les horaires des différents
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marchés
de la ville sont régularisés.
Des travaux daménagement sont mis en place : les rues
sont pavées, des trottoirs sont installés sur les
grandes
artères pour faciliter et mieux organiser linstallation
des
marchands. Désormais, les puciers doivent sacquitter
dun droit de stationnement pour exercer leur activité.
En 1901, un plan durbanisme soumis au Conseil municipal
prévoit louverture dun marché aux Puces
à langle de la
rue Marceau et de la rue des Rosiers. Le marché aux Puces
est consacré par les cartes postales et plusieurs journaux
commencent à donner des reportages pittoresques sur la
« Foire aux Puces de Saint-Ouen ».
Au sortir de la Porte de Clignancourt, le long de lavenue
Michelet et sur les chemins des Malassis, le promeneur
découvre un marché mi-champêtre, mi-urbain où
se
côtoient étalages des puciers et baraques de forains
qui
vendent du neuf.
Peu à peu, les petits marchés se développent
et attirent
un grand nombre de chineurs. Lidée de regrouper les
marchands dans un espace cohérent et organisé ne tarde
pas à simposer.
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Vers
1920, au lendemain de la
Grande guerre, Romain Vernaison,
propriétaire dun terrain entre
lavenue Michelet, la rue des
Rosiers, et la rue Voltaire, décide
dinstaller sur ce vaste espace de
9000 m2 des petites baraques
préfabriquées pour les louer aux
brocanteurs et aux chiffonniers
de la zone. Le premier marché
est né
Un peu plus tard, un certain Malik,
que lon dit prince albanais, achète
le vieux restaurant A Picolo dans
la rue Jules Vallès. A linstar de
Romain Vernaison, il aménage à
cet emplacement un marché dune |
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centaine de stands bientôt baptisé Marché Malik.
On y vendsurtout des fripes, des vieux uniformes,
des casques, des appareils photos
En 1925, la démolition des fortifs est presque achevée.
Fidèles à Saint-Ouen, une association de brocanteurs
investit le Champ des Rosiers pour installer un troisième
marché : le marché Biron. Deux cents stands sont
alignés en double rangée le long dune allée
qui sétire
jusquà lavenue Michelet et revient sur elle même
en
formant une longue épingle à cheveux. La « cité
Biron »
deviendra vite le marché « distingué »
. On y trouve des
meubles anciens de qualité, des bois dorés, de la
verrerie,
des faïences
Lextension des Puces se poursuit avec en 1938,
louverture du marché Jules Vallès.
Après la Libération, on fixe les jours douverture
aux
samedis, dimanches et lundis. Les commerces locaux
sont rachetés par des antiquaires, brocanteurs ou
artisans qui simplantent autour des marchés organisés.
Au fil des années, le secteur se développe et de
nouveaux marchés voient le jour pour composer le
marché dantiquités de référence
que lon connaît
aujourdhui
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Les
Puces de Paris Saint-Ouen ont fêté leur centenaire
en 1985
Réparties sur 7 hectares, elles représentent aujourdhui
le plus grand marché dantiquités au monde.
Elles
accueillent chaque week-end de 120 000 à 150 000
visiteurs venus du monde entier pour dénicher des
objets rares.
Devenues un lieu de promenade incontournable des
parisiens ou des touristes de passage, on y flâne à
la
recherche dun objet précis ou pour le simple plaisir
de la chine
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