

|
| |
 |
|
| |
|
|
| |
 |
ans les années 1880-1900,
quand on sort de Paris
par la Porte de Clignancourt, on longe tour à tour
le glacis des fortifications, les cités de chiffonniers,
puis les baraques foraines et les guinguettes au
milieu des champs et des jardins maraîchers.
Cest sur cette toile de fond très disparate,
sur ce « passage » entre la capitale et la commune
de Saint-Ouen, que les Puces vont élire domicile
|
|
| |
 |
| |
Lhistoire des Puces
remonte à plusieurs siècles. Elle se
confond avec celle des chiffonniers, ce peuple de lombre
installé aux portes de la ville, au pied des « fortifs
».
Appelés « biffins », « chiftires »,
« crocheteurs » ou plus
poétiquement « pêcheurs de lune », les
chiffonniers
parcouraient la ville la nuit à la recherche de vieux objets
jetés aux ordures quils revendaient ensuite sur les
marchés.
Souvent associés aux habitants des « cours des miracles
»,
les chiffonniers sont chassés de Paris par de nouveaux
édiles à la fin du XIXème siècle.
Ils passent alors par petits groupes de lautre côté
des
fortifs et sinstallent près des portes de Montreuil,
de Vanves, du Kremlin Bicêtre et de Clignancourt.
Peu à peu, certains « crocheteurs » plus astucieux
que
les autres deviennent brocanteurs
à leur compte.
Ceux quon appelle déjà les « puciers »
décident de
sassocier. Bientôt, les parisiens viennent découvrir
des
étalages dobjets hétéroclites disposés
à même le sol
au delà de la barrière de Clignancourt. De fil en
aiguille,
le nombre des curieux augmente, celui des marchands
aussi. Une mode est lancée attirant, parmi la foule
chapeautée du dimanche, des mondains collectionneurs
en guêtres immaculées qui viennent chiner autour des
étalages de bric-à-brac. Le marché aux Puces
est né
|
|
|
|

 |